Un gâteau d'événement peut être magnifique — mais c'est souvent le petit détail posé à son sommet qui capte le regard en premier. Le cake topper, cette décoration plantée ou posée sur le dessus du gâteau, est devenu un incontournable de la mise en scène événementielle. Longtemps réservé au mariage, il s'est aujourd'hui imposé dans tous les moments de vie qui se célèbrent autour d'un gâteau : anniversaire, baptême, baby shower, gender reveal, départ à la retraite, remise de diplôme… Ce guide vous dit tout pour bien le choisir, quel que soit votre événement.
Qu'est-ce qu'un cake topper exactement ?
Le terme vient tout droit de la tradition anglo-saxonne du wedding cake, où un couple de figurines miniatures trônait au sommet de la pièce montée. Pendant des décennies, ces petits mariés en plastique ont incarné le cake topper dans l'imaginaire collectif — pour le meilleur et parfois pour le kitsch. Aujourd'hui, le concept a radicalement évolué. Le cake topper est devenu un véritable élément de décoration événementielle, déclinable à l'infini : un prénom découpé au laser, un chiffre en acrylique doré, un message humoristique en fil d'aluminium, une composition de fleurs séchées… Il ne se limite plus à un type d'événement ni à un style.
Pour quels événements utiliser un cake topper ?

La réponse courte : tous ceux qui impliquent un gâteau et une envie de marquer le coup.
Pour un mariage, le cake topper est presque devenu un passage obligé. Prénoms des mariés en bois, silhouettes enlacées, date du jour J, « Mr & Mrs », ou messages décalés (« Best Day Ever », « About Time »)… Il couronne le gâteau de mariage et crée un point focal photographique que les invités adorent. Associé à une décoration florale cohérente, il unifie l'ensemble de la table d'honneur.
Pour un anniversaire, le cake topper se réinvente à chaque âge. Un chiffre XXL en acrylique pour les 30 ans, un prénom en paillettes pour les 5 ans d'un enfant, un thème (dinosaure, licorne, super-héros) pour un goûter d'anniversaire… Il donne instantanément le ton de la fête et personnalise un gâteau d'anniversaire qui sort de l'ordinaire.
Pour un baptême, le cake topper apporte une touche symbolique. Le prénom du baptisé, une colombe stylisée, un petit ange, une croix épurée ou simplement la date de la cérémonie — autant de possibilités qui transforment le gâteau de baptême en pièce unique chargée de sens.
Pour une baby shower ou un gender reveal, le cake topper joue un rôle central : « Boy or Girl ? », « Oh Baby », petits chaussons, cigognes, nuages… Il est souvent au cœur de la scénographie, parfois même utilisé comme élément de révélation (couleur cachée sous un topper opaque que l'on soulève).
Et ce n'est pas tout. On retrouve désormais des cake toppers pour les départs à la retraite (« Happy Retirement », « Enfin libre ! »), les remises de diplôme (chapeau de diplômé, année de promotion), les fêtes d'entreprise, les pendaisons de crémaillère et même les célébrations de Noël avec des étoiles ou sapins miniatures.
Les matériaux : avantages et limites de chacun

Le choix du matériau détermine le style, la résistance et le prix du cake topper. Voici les options les plus courantes.
Le bois offre un rendu chaleureux et champêtre. Idéal pour les mariages rustiques ou les baptêmes naturels, il se prête à la gravure et à la découpe laser. Durable et conservable en souvenir, il reste fragile sur les détails très fins.
L'acrylique ou plexiglas est le matériau star du moment. Net, moderne, déclinable en miroir doré, argenté ou or rose, il est léger et résistant. Son seul défaut : un aspect parfois « froid » qui ne convient pas à tous les thèmes.
Le papier cartonné est l'option la plus économique et la plus facile en DIY. Mais il craint l'humidité : sur un gâteau recouvert de crème, il peut se ramollir en quelques heures.
La porcelaine froide ou la résine permet des figurines détaillées dans un style artisanal. Le rendu est magnifique, mais le poids et le prix sont plus importants.
Les fleurs naturelles ou séchées s'intègrent au thème floral de l'événement. L'effet est superbe, mais la fragilité impose une coordination avec le fleuriste et le pâtissier.
Enfin, le cake topper comestible (pâte à sucre, chocolat, isomalt) s'intègre totalement au gâteau. L'avantage : rien à retirer avant de servir. L'inconvénient : aucun souvenir à garder.
Comment choisir le bon cake topper ?
Cinq critères simples pour ne pas se tromper.
Commencez par le type de gâteau. Un wedding cake à étages fragiles demande un topper léger (acrylique, papier). Un naked cake rustique supporte bien un topper planté en bois. Un entremet lisse appelle un topper posé délicatement plutôt qu'enfoncé.
Pensez ensuite à la cohérence avec le thème et la palette de couleurs. Le cake topper doit prolonger l'univers visuel de l'événement, pas le contredire. Un topper doré brillant sur une table aux tons pastel naturels créera un décalage. L'harmonie prime toujours sur l'effet « wow ».
Vérifiez la taille et les proportions. Règle simple : le cake topper ne doit pas dépasser la largeur de l'étage supérieur du gâteau. Trop grand, il écrase visuellement la pièce. Trop petit, il passe inaperçu.
Anticipez le lieu et les conditions. Un événement en extérieur par temps venteux élimine le papier. Une réception en plein été déconseille le chocolat. Une salle humide exclut le carton non traité.
Enfin, posez-vous la question du souvenir. Si vous souhaitez conserver le cake topper après l'événement — dans un cadre, une boîte à souvenirs ou sur une étagère — privilégiez le bois, l'acrylique ou la résine. Si le souvenir n'est pas une priorité, un topper éphémère en papier ou en fleurs fera parfaitement l'affaire.
Tendances
Le cake topper se réinvente chaque année. Voici les grandes tendances du moment.
La personnalisation poussée domine : prénoms en écriture manuscrite découpée au laser, date gravée, voire portrait stylisé du couple ou du fêté. Le style minimaliste reste très présent — un seul mot, un chiffre, une typographie épurée, une couleur monochrome. Les toppers en fleurs séchées assorties au bouquet de la mariée ou au centre de table gagnent du terrain, portés par la tendance bohème qui ne faiblit pas.
Côté innovation, les cake toppers lumineux (LED intégrées ou néon miniature) font leur apparition dans les réceptions en soirée. L'effet est spectaculaire, surtout sur les photos. À l'opposé du spectre, le retour du figuratif artisanal séduit les nostalgiques : petites figurines en résine peintes à la main, dans un style vintage assumé.
Enfin, les toppers humoristiques et décalés continuent de séduire les couples et les familles qui ne se prennent pas trop au sérieux : références pop culture, messages second degré, caricatures… Le cake topper devient un vrai marqueur de personnalité.
DIY : fabriquer son cake topper soi-même
Pas besoin d'être artisan pour créer un cake topper unique. Deux techniques accessibles donnent d'excellents résultats.
Le topper en papier cartonné est le plus simple. Du papier épais (300 g), un pic en bois, de la colle et un gabarit suffisent. Découpez votre motif à la main ou avec une machine type Cricut. Comptez une heure de travail pour un résultat net.
Le topper en fil d'aluminium (wire art) est très tendance. Avec du fil alu de 2 mm et une pince, vous pliez lettre par lettre un prénom ou un mot court. Le rendu est aérien et élégant. Des tutoriels en ligne guident le pliage de chaque lettre.
Deux conseils pratiques : protégez la base du pic avec du film alimentaire pour éviter le contact direct avec le gâteau. Et testez la stabilité du topper dans un support avant le jour J — un topper qui penche au moment de couper le gâteau, c'est une photo ratée assurée.
Les erreurs à éviter
Quelques pièges classiques à contourner pour que votre cake topper soit un succès et non une source de stress.
- Un topper trop lourd qui s'enfonce ou fait pencher le gâteau — c'est le problème numéro un.
- Un topper en papier sur de la crème fraîche : carton ramolli garanti en deux heures.
- Des couleurs qui jurent avec la déco de table.
- Un message trop long ou une police illisible à distance — vos invités photographieront à trois mètres, pas à trente centimètres.
- Oublier de vérifier la hauteur totale (gâteau + topper) par rapport au plafond ou au présentoir du pâtissier.
- Enfin, commander un topper artisanal trop tard : prévoyez trois à quatre semaines minimum, davantage en haute saison.
Un petit détail, un grand impact
Le cake topper est l'un de ces éléments qui coûtent peu, se choisissent vite, mais marquent durablement les esprits — et les photos. Qu'il soit en bois gravé pour un mariage champêtre, en acrylique doré pour un 30e anniversaire ou en fil d'aluminium pour un baptême poétique, il raconte quelque chose de vous et de l'événement que vous célébrez.